Mon setup d’outils IA au quotidien en 2026
Voici les outils IA que j'utilise au quotidien, comment j'en suis arrivé là, et ce que ça produit concrètement.
J'ai commencé à toucher à l'IA par curiosité. C'était 2024, je bossais aux Bottés Toqués, et ChatGPT venait de sortir. J'ai testé. Puis j'ai voulu aller plus loin avec les images : Stable Diffusion en local. Sauf que mon Mac était trop vieux, pas assez puissant. J'ai basculé sur Affogato pour générer des photos, et c'est là qu'Éléonore est née. En parallèle, ça m'aidait à créer les posts réseaux sociaux pour les Bottés Toqués.
La curiosité, c'est une chose. Mais la vraie raison c'est plus simple : j'ai 49 ans, l'IA va pas attendre que je sois prêt. Soit j'apprends maintenant, soit je reste sur le carreau. J'ai choisi d'apprendre.

Mes outils IA projet par projet
Mon setup a pas mal bougé depuis les débuts. Affogato c'est fini, remplacé par Freepik qui regroupe tout ce dont j'ai besoin en génération d'images et de vidéos. Voici ce avec quoi je travaille au quotidien.
Pour le texte et la réflexion, c'est Claude. C'est mon outil principal pour structurer, écrire, reformuler, construire des stratégies. C'est le cerveau de mon workflow.
Pour les visuels, Freepik. Photos avec Seedream, vidéos avec Kling, Seedance, Hailuo. Tout est regroupé sur une plateforme. Avant je jonglais entre trois ou quatre outils différents, maintenant c'est centralisé. Kling je l'utilise aussi en direct pour certaines vidéos plus précises.
Higgsfield c'est un complément. Je teste leur générateur d'images et je l'utilise aussi pour de la vidéo. C'est encore en exploration.
HeyGen pour les avatars qui parlent. Quand j'ai besoin d'une présentation vidéo avec un personnage, c'est là que ça se passe.
Suno pour la musique. Gabriella Red a besoin de tracks originaux, Suno les génère. Sur dix morceaux, un ou deux sont utilisables. C'est le ratio.
Canva pour le design graphique et les réseaux sociaux. C'était aussi mon outil de montage vidéo avant.
Depuis février 2026, je suis passé à la suite Apple : Final Cut Pro pour le montage vidéo, Logic Pro pour l'audio, Pixelmator pour la retouche. Un vrai changement par rapport à Canva pour tout ce qui est post-production.
TuneCore pour distribuer la musique de Gabriella sur Spotify et les autres plateformes.
Ce que ça produit concrètement
Éléonore, c'est un personnage virtuel lifestyle sur Instagram. Plus de 6 000 abonnés. Toutes les photos sont générées par IA, retouchées, mises en scène. C'est le projet qui m'a appris à utiliser ces outils pour de vrai, pas juste pour tester.
Gabriella Red, c'est une artiste virtuelle hongroise. Musique générée par Suno, visuels par Freepik, clips montés image par image. Instagram, Spotify, YouTube. C'est un projet complet où chaque outil a sa place dans la chaîne.
SportLove, c'est du e-commerce. Les visuels produits, les mises en situation, une partie du contenu réseaux sociaux passe par l'IA. Mais c'est toujours retravaillé. Rien ne sort tel quel.
Les clubs de hockey, HC Red Lion's et HC Forward Morges, c'est du community management. L'IA m'aide à produire plus vite, pas à remplacer le travail.
Ce que personne montre
J'ai posté sur LinkedIn il y a un moment : on te vend du "100 vidéos en 15 minutes avec l'IA". Personne te montre le tas de déchets derrière.
Sur 100 générations, 60 sont inutilisables. Des mains à 6 doigts, des montres qui tournent à l'envers, des visages qui fondent en bas du frame. Sur les 40 restantes, 30 se ressemblent trop. Il reste 10 images ou vidéos qui ont peut-être une chance. Et ces 10, elles ont besoin de retouche, de recadrage, de color grading, parfois de son.
C'est ça la réalité. L'IA multiplie la vitesse, pas la qualité. La qualité c'est toujours le jugement humain. Savoir quoi garder, quoi jeter, et quoi retravailler.





Ce qui a changé par rapport aux débuts
Au début je cherchais l'outil miracle. Le truc qui fait tout bien du premier coup. Il existe pas.
Ce qui a changé c'est que j'ai trouvé ma combinaison. Chaque outil a son rôle. Claude pour la tête, Freepik pour les yeux, Suno pour les oreilles, Final Cut pour assembler le tout. Et surtout j'ai arrêté de courir après chaque nouvel outil qui sort. Y en a un nouveau chaque semaine. La plupart disparaissent trois mois après.
La consolidation c'est le vrai game. Freepik a avalé ce que je faisais avec quatre outils séparés. Apple a remplacé Canva pour le montage. Moins d'onglets, moins de bordel, plus de résultat.


L'IA c'est un outil, pas un miracle
Quand quelqu'un me dit "l'IA va remplacer les créatifs", je rigole. L'IA génère. Elle ne décide pas. Elle ne sait pas si c'est bon ou mauvais. Elle ne connaît pas ton client. Elle ne comprend pas pourquoi cette photo marche et pas l'autre.
Ce qui compte c'est pas l'outil. C'est ce que tu sais lui demander, comment tu évalues ce qu'elle te sort, et comment tu intègres ça dans une vraie stratégie. Le setup c'est 20% du boulot. Les 80% restants c'est du métier.







